Histoire du Cyclisme

Histoire du vélo
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Histoire du Cyclisme

L’histoire du cyclisme débute en 1817 lorsque le baron allemand Carl von Drais présenta la « machine à courir » surnommée la draisine ou le vélocipède. C’était en gros deux roues de charrette reliées entre elles par une planche de bois avec un dispositif rudimentaire pour orienter la roue avant. Le vélocipède permit aux gens de « courir » sur le sol tout en étant perché sur la machine, ce qui permet de se mettre en roue libre par à-coups et d’aller plus loin et plus vite.

Le vélocipède est apparu à une époque où la société « décente » voyait l’exercice physique comme non convenable et tout gentleman – et pour les dames, n’en parlons pas – qui se respectait devait s’abstenir d’exercice physique volontaire. L’effort physique était l’apanage des masses ouvrières qui n’avaient d’autre choix que d’utiliser leur corps pour se déplacer. Bien que les vélocipèdes ne fussent pas des bicyclettes au sens moderne du terme – elle ne possédait pas de pédales et n’était concrètement que des machines à courir – ils sont venus répondre à un besoin latent de la société pour une forme d’exercice physique qui avait alors disparu sous la pression les mœurs de l’époque.

Du vélocipède au vélo : l’avènement des pédales

A mesure qu’au début et jusqu’au milieu du 19ème siècle les designs de vélocipède se développaient, l’intérêt du public commença à s’intéresser aux différents engins proposés. Mais aucun modèle n’était pratique. Les véhicules n’étaient que de vague et fade dérivé de l’original. Personne n’avait encore trouvé le moyen de créer un effet de levier pour la puissance des jambes et donc de permettre aux gens de se déplacer plus rapidement qu’en courant. Il a fallu attendre 1860 et une percée des usines Michaux à Paris pour assister à la première apparition mondiale du vélo. Le nouvel engin était un vélocipède évolué dotés de pédales et de bras leviers sur la roue avant. L’histoire du cyclisme était en marche !

A partir de là, les vélos ont évolué de leur forme primitive de « secoueurs d’os » des usines Michaux à l’élégance des « Penny farthings », notamment de la marque American Columbia, communément appelés « Grand-bi » (ou « Ordinary » en anglais). Comme les pédales de ces vélos étaient attachées directement à la roue avant, le seul moyen d’augmenter l’effet de levier, et donc la vitesse, était d’accroitre la taille de la roue. Cela mena à des roues toujours plus grandes, des vitesses toujours plus rapides, mais aussi à une instabilité et à une dangerosité toujours grandissantes. Ainsi, bien qu’élégant et rapide, la dangerosité du Grand-Bi inquiétait de plus en plus de monde, ce qui poussa les inventeurs à créer un vélo plus sûr.

Naissance du vélo et du cyclisme moderne

Finalement, en 1885, toutes les innovations du 19ème siècle furent combinées dans un seul et même appareil : le Rover. Le Rover était doté d’une chaîne et d’un embrayage, résolvant ainsi le problème des roues toujours plus grandes des Grands-Bi. Cela permit au Rover doté d’une roue de 76 cm d’atteindre la même vitesse qu’un grand-bi doté d’une roue de 127 cm. Ces roues plus petites permettaient au cycliste d’être plus proche du sol, plus stable, et donc plus en sécurité. Au cours des années 1890, cette « bicyclette de sécurité » entraîna une diffusion de la bicyclette dans le monde entier dans des proportions inconnues jusqu’alors. Ce qui n’était au départ qu’un vulgaire passe-temps devint une composante à part entière du monde moderne.

Il est intéressant de remarquer que les vélos des années 1890 ressemblent presque en tous points aux vélos d’aujourd’hui. Châssis en forme de double diamant, pneumatiques increvables, chaîne entraînée par un pédalier, et roues de tailles équivalentes, le vélo était né.

Des courses de vélos au célèbre Tour de France

Les courses de vélos sont apparues dès la création de la bicyclette. En 1868, la société Michaux organisa une course de vélos dans la banlieue parisienne de Saint-Cloud, en partie pour promouvoir ses vélos face à des douzaines de nouveaux concurrents. Cela créa une tendance : en se développant le vélo a permis à la course de vélos de se développer et réciproquement.

Les innovations précoces dans le design des vélos permirent la création des premières courses modernes. Des courses en vélodrome aux courses sur route, la fin des années 1880 et le début des années 1890 ont vu ce sport moderne sortir de l’ombre pour devenir le phénomène sportif dominant de l’époque : Milan-Turin couru en 1876, Liège-Bastogne-Liège en 1892, et le mythique Paris-Roubaix en 1896. Avec sa popularité toujours croissante, la pratique du vélo en tant qu’exercice physique fut de plus en plus acceptée et des légions de nouveaux cyclistes envahirent les routes.

Au tournant du siècle, la course de vélo fut intégrée dans tous les aspects de la société, le design des vélos continua de progresser, et l’impact du vélo et des courses sur le commerce devint de plus en plus évident. L’idée des usines Michaux d’utiliser les courses comme moyen de promotion en 1868 atteint son paroxysme en 1903 avec le Tour de France. L’audace de l’idée – une véritable visite de la France en six étapes, couvrant 2400 kilomètres – a touché la sensibilité du public. Ainsi, sa popularité n’a cessé de s’accroitre depuis la première édition.

De la course de vélos à l’épreuve de cyclisme aux Jeux olympiques

Le vélo (Cyclisme) était devenu un sport très respecté. Il fut donc intégré au premier programme des Jeux olympiques modernes en 1896. Mais le cyclisme n’avait pas vraiment besoin des J.O pour sa notoriété, et encore aujourd’hui, la course des J.O fait pâle figure face au prestige d’autres compétitions mondiales et du Tour de France.

L’ascension de la course des Six jours

Lorsque la course sur route fut lancée, les cyclistes établissaient sans cesse de nouveaux records et développaient leur propre sous-culture au sein des vélodromes. Les coureurs démontrèrent la supériorité en vitesse des nouveaux vélos sécurisés en tentant de battre de nouveaux records sur une minute, une heure, et 24 heures.

Les vélodromes étaient également le théâtre de spectacle d’endurance comme la course des Six jours, notamment au Madison Square Garden de New York. Les coureurs partaient en piste pour six jours d’affilés à raison de 18 heures par jour. Pour répondre aux critiques qui disaient ce genre de courses inhumaines, l’état de New York fit passer une loi pour limiter la durée journalière d’une course à 12 heures maximum. Cela mena à un nouveau format de course où les coureurs s’organisent en équipe de deux et se relaient sur la piste. Et finalement, dans les années 1910 et 1920, le vélo en vélodrome devint le sport le plus populaire en Amérique et les stars du vélo gagnaient plus, voire bien plus que les stars du Baseball dans la même région.

Du vélo route aux courses de VTT (Vélos Tout Terrains)

Alors que durant le boom des années 1890, les partisans du vélo faisaient pression pour obtenir plus de rues pavées, d’autres chercher délibérément à rester sur du non pavé. En 1902, le cyclo-cross (ou cyclocross, ancêtre du VTT), pratique cherchant à traverser barrières, champs et collines à l’aide de vélo de routes modifiés, fit sa première apparition en France. Et dès les années 1920, la discipline évolua vers un sport à part entière avec ses propres courses internationales, puis avec un championnat mondial en 1950.

Une tendance distincte appelée le off-road ou hors-piste apparaît dans les années 1960 et 1970 sur les routes terreuses du Marin County en Californie, et à travers le Colorado. Des bricoleurs adaptèrent les cruiser bikes, ces vélos aux pneumatiques larges à la descente de pentes terreuses. Peu après, un nouveau sport à naissait, le cyclisme de montagne (Mountain Bike). Créneau dans lequel les entreprises n’ont pas tardées à s’engouffrer en proposant des engrenages et des vélos spécialement conçus pour le hors-piste.

Cyclisme et Vélos au 21ème siècle

De façon remarquable, les innovations dans le cyclisme ont été largement incrémentales depuis les premiers jours du Rover. Les améliorations quant aux matériaux, au design et l’ingénierie permirent de créer des vélos toujours plus résistants et légers. La course, elle-aussi, a fait du chemin. Sa longueur en termes de distance s’est raccourcie depuis l’époque des courses de six jours, mais joue toujours un rôle notable aux J.O et dans les compétitions européennes modernes de six jours. Le cyclisme de montagne et ses variantes ont connu un superbe essor dans les années 1980 et 1990 et, bien que leur importance ait diminuée, ils captivent toujours une large part des fans de cyclisme.

Au 21ème siècle, comme au siècle précèdent, c’est le cyclisme sur route qui captive l’attention du public. Les courses sont bien plus courtes que les enfers de 500 km des courses de vélo des premiers jours, et seules deux courses continuent de dépasser la barre des 250 km, à savoir le Milan-San Remo (300km) et le Paris-Roubaix (300km). Le Tour de France s’effectue aujourd’hui sur trois semaines et en 21 étapes, et reste le plus grand évènement du cyclisme, si ce n’est du monde sportif. Lance Armstrong est devenu une célébrité mondiale et détient le record de sept victoires successives au Tour de France.

Le vélo, et l’envie de le piloter vite, sont une composante permanente de la culture mondiale. Ce sport continue son expansion vers des pays hors de son berceau européen, favorisant le développement personnel des cyclistes et l’entente entre les peuples. Partout où il y a quelqu’un sur un vélo, il y a quelqu’un qui pense à aller plus vite, à avaler les virages, avec des sensations uniques que seul le vélo peut procurer.